3 portraits sur commande faits main au stylo Bic ou au feutre (et ce qu’ils racontent vraiment)
Quand on parle de portrait personnalisé, on montre souvent le résultat final.
Une belle image. Un dessin soigné. Un rendu qui « rend bien » sur un mur.
Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas seulement ce que l’on voit.
C’est ce qu’il y a derrière le trait et le papier : la demande parfois hésitante, le lien à protéger, la présence qu’on veut garder sans trop savoir comment la formuler.
Parmi les différents médiums que j’utilise pour mes portraits sur commande, j’aime particulièrement travailler en noir et blanc, avec des outils très simples : stylo Bic, stylo feutre, encre, toujours en dessin fait main.
Pas de couleur ni de gomme pour rattraper quoi que ce soit : tout passe par la ligne, assumée telle quelle, avec ses hésitations et ses intensités.
Pour vous donner une idée concrète de ce que peut raconter un portrait sur commande en noir et blanc, réalisé entièrement à la main, voici trois portraits. Trois histoires anonymisées, mais bien réelles.
1. Ma mère au stylo Bic : garder une présence entière

Le premier portrait au stylo Bic fait à la main dont j’ai envie de vous parler n’est pas une commande client.
C’est un portrait que j’ai réalisé pour moi, de ma mère.
Sur le dessin, elle tire la langue.
Rien de solennel, rien de dramatique, rien qui ressemble à une image « officielle » à encadrer au-dessus d’un buffet.
Juste un geste presque enfantin, qui résume à lui seul une part de sa personnalité, de son humour, de sa façon très singulière d’habiter le monde, bien avant ma naissance et encore aujourd’hui, autrement.
Je ne voulais pas « illustrer un souvenir » précis, ni figer un moment idéal du passé.
Ce que je cherchais, c’était une représentation de ce qu’elle est dans son entièreté : pas seulement une mère, mais une personne complète, avec ses contradictions, sa lumière, sa façon de décaler les choses sérieuses.
Le stylo Bic, ici, a joué un rôle important.
C’est un outil du quotidien, presque banal, qui ne cherche pas à faire « noble » ou impressionnant, et ce caractère ordinaire m’a aidée à dessiner une présence qui ne soit pas sacralisée, mais vivante, accessible, familière.
Ce portrait fait main est devenu, pour moi, une présence intemporelle et unifiante.
Il ne m’enferme pas dans le deuil, il ouvre plutôt un espace où l’absence se transforme en union lumineuse : quelque chose qui relie plutôt que quelque chose qui sépare.
Ce que ce portrait raconte vraiment :
- qu’une personne ne se réduit pas à un rôle (mère, parent, etc.) ;
- qu’un outil très simple peut contenir une charge émotionnelle énorme ;
- qu’on peut continuer à vivre avec quelqu’un après la perte, à travers une présence dessinée, non figée.
2. Le petit portrait sur mug : un cadeau vraiment « gratuit »


Pour le deuxième exemple, on quitte les grandes questions d’absence pour quelque chose de volontairement simple : un petit portrait en noir et blanc, fait main au stylo feutre, pour être imprimé sur un objet du quotidien, comme un mug.
La personne qui m’a contactée n’avait pas d’occasion particulière à célébrer.
Pas d’anniversaire, pas de fête des mères, pas de « bonne excuse ».
Juste cette envie : « J’aimerais lui faire un cadeau, pour le plaisir, sans que ce soit forcément marqué sur un calendrier. »
Dès le départ, nous avons pensé le portrait personnalisé pour ce support précis : une petite surface, un visage ou une attitude qui doivent rester lisibles, même vus rapidement, à moitié endormie devant un café.
Cela impose une forme de sobriété : peu de détails, un dessin clair et lisible, une expression qui tient dans un espace réduit.
Le mug, ici, devient un prétexte pour installer une présence discrète dans le quotidien.
On ne parle pas d’un grand tableau qu’on regarde de loin, mais d’un objet qu’on touche, qu’on lave, qu’on repose, qui accompagne des moments très ordinaires.
Ce que ce petit portrait sur mug raconte vraiment :
- un cadeau personnalisé « gratuit », qui ne répond à aucune injonction d’occasion ;
- une façon de dire « tu fais partie de mon quotidien » sans passer par un long discours ;
- la puissance d’un dessin simple, en noir et blanc, quand il se répète dans un geste banal (boire son café, son thé, tous les jours).
3. Le chat, bébé puis adulte : dessiner le temps qui passe


Pour le troisième exemple, on part dans le registre animal, avec une particularité : le portrait d’un même chat, dessiné à deux moments de sa vie, bébé puis adulte, en noir et blanc, au stylo Bic.
La demande n’était pas simplement « dessiner mon chat ».
C’était plutôt : « J’aimerais garder une trace de ce qu’il était au début, et de ce qu’il est devenu, parce qu’il a accompagné toute une période de ma vie. »
Le travail en noir et blanc se prêtait particulièrement bien à cette idée de continuité.
Avec la même « langue » graphique, on peut montrer deux âges différents, deux présences, deux énergies, tout en gardant un fil cohérent entre eux.
Chaton, le dessin insiste davantage sur le côté attentif et joueur.
Adulte : la posture change, et c’est la paix et la confiance qui se dégagent.
Ce portrait animal en noir et blanc, entièrement fait main, ne raconte pas seulement la croissance d’un animal.
Il raconte aussi, en creux, le temps qui passe pour la personne qui vit avec lui : les phases de vie traversées ensemble, les habitudes installées, les repères silencieux qu’il représente.
Ce que ce portrait du chat bébé puis adulte raconte vraiment :
- la continuité d’un lien sur plusieurs années ;
- la façon dont un animal devient un témoin de notre propre vie ;
- comment un même médium, simple, peut relier deux moments très différents sans les figer.
Pourquoi choisir un portrait sur commande fait main en noir et blanc (stylo Bic, encre) ?
Dans ces trois portraits, le médium – stylo Bic, encre – et le fait qu’ils soient entièrement faits main ne sont pas de simples détails techniques.
Ils conditionnent la façon de regarder la personne (ou l’animal) dessinée.
Travailler en noir et blanc, uniquement au stylo Bic, au feutre ou à l’encre, en dessin fait main, implique :
- une économie de moyens : pas de couleur ni de gomme pour rattraper quoi que ce soit, tout passe par la ligne ;
- une attention particulière aux attitudes, aux gestes, aux regards ;
- une proximité avec le quotidien : ce sont des outils qu’on connaît, qu’on a déjà tenus en main.
Le résultat, ce ne sont pas des images parfaites, lisses et spectaculaires.
Ce sont des portraits habités, qui continuent à travailler doucement dans la vie de celles et ceux qui les gardent près d’eux.

Si l’une de ces histoires vous ressemble…
Si l’une de ces situations résonne avec la vôtre.
Si vous avez envie de garder une trace de quelqu’un, d’un animal ou d’un moment qui compte, sans forcément avoir les bons mots ou la bonne « occasion », vous pouvez m’écrire, même avec un message très imparfait: contact@edpunezpicco.com
Vous n’avez pas besoin de tout savoir à l’avance : ni la pose, ni le style exact, ni le support final.
On prendra le temps de clarifier ensemble ce qui doit rester sur le papier : une attitude, un geste, une présence.
👉 Découvrez comment se passe concrètement un portrait sur commande avec moi.
Et si vous préférez voir quelques exemples de portraits finis, vous pouvez jeter un œil ici : portraits.
Des nouvelles de l’atelier, des articles de fond sur la clarté et le marketing doux, et quelques coulisses de mes projets de portraits. Une à deux fois par mois, pas plus.

